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Une Compétition Internationale pour UTOPIALES 2002
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Six films
sont présentés pour la Compétition officielle.
Dans la lignée de Shiri de Kang-Je Gyu, ce film démontre l'incroyable vitalité du cinéma d'action coréen. Semblant de prime abord être un pastiche nationaliste de Armageddon, 2009 est un film d'action et de SF ultraviolent.
Dans le genre trop rare de la comédie de SF, ce film conte les mésaventures futuristes de deux chaînes obligées de rivaliser d'idées saugrenues pour emporter la bataille de l'audimat. Comme dans la vraie vie, tout est bon pour arriver à ses fins, exécutions amusantes, érotisme sadique et même l'arrivée des extra-terrestres.
Le cinéaste culte de Repo Man et Sid & Nancy nous revient avec sa dernière facétie cyberpunk (mais sans trop se prendre au sérieux). Adaptant une pièce de Thomas Middleton, collaborateur de William Shakespeare, Cox la transpose dans l'Angleterre de 2011, livrée à la tyrannie d'une dynastie barbare et dégénérée.
Après son court-métrage “I, zombie”, le cinéaste anglais Andrew Parkinson persiste et signe. Créateur d'un genre à lui tout seul, « le-film-de-zombie-social-à-la-Ken-Loach », Parkinson brouille les pistes et les codes. Il se fait l'observateur d'une communauté de jeunes adolescents londoniens laminés par une épidémie zombie. Le réalisme appuyé dont fait preuve Parkinson enlève toute drôlerie de série B au vieux mythe du zombie et le rend à sa destination première, celle d'une terreur absolue.
Uzumaki : film japonais de Higuchinsky (2001)
Dans une petite ville japonaise, un homme est gagné par l'obsession de la spirale. Après avoir longuement filmé un escargot, il se met à collectionner tout ce qui touche aux spirales et met à jour une étrange malédiction. Adaptation d'un manga culte, Uzumaki est l'un des films japonais les plus marquants de l'année...
Dans un futur proche rien ne semble avoir particulièrement changé. Hormis le fait que la population humaine diminue rapidement. Les enfants, eux, ont presque entièrement disparu.. Si de nombreux scénarios ont été écrits, bien peu ont abouti. La cinéaste suédoise tente le coup avec cette adaptation de « Appareil volant à basse altitude »
Un hommage à Kaneko Shusuke
Kaneko Shusuke s'est déjà fait un nom en France en co-réalisant « Necronomicon » avec Christophe Gans et Brian Yuzna. Utopiales 2002 lui rend hommage avec quatre films.
Junki Aoki est une fille solitaire et triste. Elle est détestée de presque tous ses collègues de travail et n'a que peu d'amis. Quand enfin elle rencontre l'amour en la personne d'un des ses collègues, elle prend enfin goût à la vie. Elle ne peut cependant cacher à son fiancé longtemps le secret qui la hante. Loin d'être une fille ordinaire, Junki Aoki est en fait une mutante dotée du pouvoir de créer le feu par la seule volonté. Lorsqu'un gang de jeunes sado-masochistes décide de l'enlever et d'en faire la star de leur prochain « Snuff movie » Junki est bien forcée de faire la démonstration de ses talents.
En 1965, le studio Daei produit une série de films consacrée au monstre “Gamera”. Les films se succèdèrent jusqu'en 1981.Pour célébrer les 30 ans du premier film de la série, la Daei décida de confier à Kaneko Shusuke la réalisation d'un nouveau Gamera en 1965. Dans ce Gamera, gardien de l'univers, la tortue géante aéroportée doit livrer un nouveau combat à son vieil ami Gyaos, sorte d'oiseau géant venu des confins de l'espace capable de voler à Mach 3 et demi !
Quelques années ont passé depuis la dernière attaque de Gyaos. Une nuit, de nombreuses comètes d'aspect étrange sont aperçues dans le ciel japonais. Dans les jours qui suivent, une succession de phénomènes inexplicables secouent et interpellent l'opinion publique. Les savants chargés de l'enquête ne tardent pas à trouver la clé du mystère. Le Japon est la cible d'une attaque massive menée, depuis l'espace, par une armada d'insectes aliens. Les savants décident de leur donner leur nom de « Légion ».
Après le succès de Gamera 1, Kaneko affirme dans ce second épisode son goût pour l'action violente et les effets spéciaux. Il redouble ici d'imagination délirante, grâce notamment à son association avec le scénariste Ito, célèbre pour son travail sur « Patlabor » et « Ghost in the Shell »
Les démêlés intergalactiques de Gamera avec « La légion » ont eu de sérieuses incidences sur le climat, complètement déréglé. Conséquence inattendue : Gyaos renaît de ses cendres avec, cette fois, une fâcheuse tendance à se reproduire à la vitesse d'une mouche drosophile. Cerise sur le gâteau, une nouvelle créature apparaît, plus terrifiante encore. Dénommée « Iris », elle a besoin pour développer toute sa puissance de mêler ses gênes à ceux d'un humain. Et, bien sûr, elle ne va pas se gêner.
Le trio infernal formé de Kaneko, Ito, et du directeur des effets spéciaux Higuchi ne connaît plus de limites dans ce troisième épisode. Le film est une orgie ininterrompue de délire gore et de violence hyperbolique et baroque. Un must !
Parmi les autres films ou courts-métrages :
La SF aux confins du genre
In abstentia : court-métrage expérimental des fameux frères Quay, ce film confirme une fois encore l'incroyable créativité visuelle des jumeaux américains, sur une musique de Karlheinz
Stockhausen.
Don't ask don't tell : réalisé avec des chutes de films SF des années cinquante, ce film délirant et résolument politique nous raconte avec beaucoup de sérieux l'histoire de l'invasion de la terre par une nation d'aliens mutants... et gays !
Ratrace : un trafiquant d'organes ruiné se spécialise dans le commerce de produit le plus demandé, le cerveau humain par le cinéaste maudit austro-suisse Valentin Hitz, un des plus beaux films de SF des dernières années. Un des plus éprouvants aussi.
Dans la lignée de « Forgotten Silver », ce documentaire apporte des preuves à l'existence d'un complot alien visant à coloniser la terre, par le cinéaste underground californien Craig Baldwin.
Schizopolis : une expérience cinématographique particulièrement originale (et méconnue) de Steven Soderbergh, le réalisateur oscarisé de Traffic.
Vertical Features Remake : une oeuvre singulière de Peter Greenaway. Le non-existant « Institut des réclamations et restaurations » a décidé de réassembler les quatre versions reconstruites d'un hypothétique film expérimental. Ces quatre versions émanent de coupes effectuées dans onze séries d'éléments verticaux (arbres, fleurs, pylônes, etc). A vos calculettes !
Cyberman : ce documentaire hilarant de Peter Lynch nous fait découvrir les curieuses obsessions de l'artiste et inventeur canadien Steve Mann. Ce dernier n'apprécie rien moins que de se promener bardé de webcams et gadgets reliés à son site internet et fabriqués à partir de « techno-détritus ». Steve Mann est l'homme-webcam intégré.
The Future is wild : ou comme quoi les savants peuvent parfois avoir des idées amusantes. Un team de géologues, biologistes, océanographes, spécialistes de l'extinction et de l'évolution des races ou encore des cataclysmes géologiques a conçu le projet fou d'imaginer, le temps d'un documentaire visuel, ce que pourrait être notre monde dans plusieurs millions d'années. Sous nos yeux ébahis, apparaissent alors créatures marines et formations montagneuses d'un autre âge. Ce film sera diffusé sur Arte fin 2002.
Série TV
La projection du court-métrage « Sans regrets » d'après le scénario primé lors d'Utopiales 2001 et réalisé par les Productions Lola, aura lieu durant Utopiales 2002.
« La télévision de demain permet à des criminels de devenir de véritables héros médiatiques. Je Ne regrette Rien, jeu télévisé du futur, va permettre à Karl, en répondant correctement ou non aux questions de l'animateur de modifier sa peine vers l'amnistie ou l'exécution. En même temps, le jeu permet aux millions de spectateurs, électrodes branchées, de revivre les souvenirs du meurtre. Un brave père de famille, spectateur anonyme, ne supporte pas de revivre ces émotions et devient un tueur à son tour. »
Trois prix seront remis lors d'Utopiales 2002
Le Grand Prix du Jury — 13ème Rue
Le Prix du Public — Pil'
Pil', l'hebdo des loisirs nantais, accompagne toute l'année ses lecteurs au cinéma. C'est tout naturellement qu'il s'associe au prix du public de cette nouvelle édition des Utopiales
Le Prix des exploitants de salles
Création de ce nouveau prix par les responsables des cinémas Europalaces, Katorza et UGC Ciné-Cité.
Le jury composé des exploitants de salles travaille en parallèle de la compétition officielle et révèle au public un film « grand public ». Outre le trophée remis au gagnant le film lauréat portera le label « Film primé lors des Utopiales 2002 »
Un jeu-concours est organisé par le magazine Pil' avec des urnes dans les cinémas nantais (Gaumont, Pathé, Katorza, Ciné Cité, Concorde), les gagnants bénéficieront de pass gratuits semestriels dans les cinémas.
LES MEMBRES DU JURY CINÉMA
Déléguée de Festival, critique littéraire et de cinéma, journaliste, Finlande
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