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LA BRIGADE CHIMÉRIQUE.Le festival des Utopiales consacre une exposition à l’occasion de la sortie des trois premiers tomes de La Brigade Chimérique. Elle présentera notamment des planches originales au public.
Le projet « Tout le monde sait comment ça s’est passé. Dans les tranchées, en 1918, quand on s’est mis à employer des armes interdites. Gaz spéciaux, obus au radium, toutes ces horreurs… Des types ont été transformés. Je veux dire “vraiment”. Après la guerre ils ont semé la terreur partout en Europe et d’autres types se sont mis à leur courir après. C’est comme ça qu’on est entrés dans l’ère de la superscience. » La Brigade chimérique rend hommage à une saga de science-fiction oubliée, parue en France, entre les deux guerres sous la signature de George Spad, L’homme chimérique (éditions Louis Querelle). C’est une œuvre grave qui témoigne du traumatisme que la Grande Guerre a infligé à l’imaginaire européen. Cette saga, amorcée en 1919 s’apprêtait à prendre une direction fascinante lorsqu’elle fut interrompue sans explication en 1934. Soixante-treize ans plus tard, La Brigade Chimérique reprend et prolonge ce tournant – pour le plaisir bien sûr, mais aussi parce que derrière lui se trouve peut-être la solution d’une des grandes énigmes de l’histoire du vingtième siècle : pourquoi n’y a-t-il plus de super héros en Europe ?
Le scénario de Serge Lehman et de Fabrice Colin, inscrit dans la tradition feuilletoniste de l’entre-deux guerres, a trouvé avec Gess un metteur en scène magnifiquement inspiré, créateur d’un univers graphique dans la lignée du Bauhaus et de l’Expressionnisme allemand et basé sur un énorme travail de documentation — costumes, décors, objets etc. |
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